On voit toujours sa vie comme à travers un kaléidoscope. Déformée. Belle ou désespérée selon les heures. Et parce qu’il y a les jours de gloire et les jours de désespoir, j’écris, pour ne pas avoir à porter des sentiments trop lourds, qui m’étouffent. Quelques mots, simple échappatoire pour regarder sa vie dans un miroir et trouver le recul nécessaire pour avancer.

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Haïku d’hiver

04 oct

Photos roses sous la neige

Roses éternelles
sous la neige réfugiées -
je pense à toi

A vous maintenant : si vous avez envie de parler d’amour, de compter 5/7/5, de trouver un nouveau « mot saison » ou de laisser parler votre imagination, c’est le moment de vous lâcher ! Si cette image, ou une autre de la série, ou n »importe laquelle, d’ailleurs, vous inspire, je serais curieuse de connaître le résultat ! Moi, je vais me reposer un peu !!

 

Haïku d’automne

01 oct

Voici enfin le haïku de saison. Mais je n’avais pas envie de parler de feuilles mortes ou de fruits trop mûrs, d’oiseaux migrateurs ou de marrons chauds !

photo lune automne

Frisson de la nuit -
je regarde ton ombre
qui dort sagement
 

Haïku d’été

29 sept

Logiquement, après le printemps vient l’été… même si parfois on a l’impression qu’il n’en est rien. Au Japon, en été, de grosses massses d’air humides recouvrent l’archipel et apportent la pluie. Je ne pouvais pas utiliser cette image, qui ne nous parle en rien. J’ai hésité un instant à évoquer les fruits mûrs qu’on croque sur l’arbre, mais j’ai finalement choisie une image bien à nous…

Photo ciel bleu nuages

Sous le ciel brûlant
Ma tête sur tes genoux -
Le temps alangui
 

Haïku de printemps

27 sept

Pour continuer la série de haïkus, voici celui rattaché au printemps. Il faut savoir qu’au Japon, le printemps est une saison très attendue. En particulier, le sakura (cerisier japonais), symbole de beauté éphémère, fleurit, créant une atmosphère festive et parfumée. Comme partout dans le monde, le printemps est associé au renouveau.

Photo Haïku de printemps - amandier

La lente valse
Des pétales d’amandier1-
L’odeur de ton cou

1 Dans le langage des fleurs, l’amandier est le symbole de l’imprudence car fleurissant dès fin janvier, il est souvent atteint par les froids tardifs qui détruisent ses fleurs.

 

Haïku – rêgles et transgressions : hors-saison

26 sept

Le haiku est une forme poétique d’origine japonaise très courte et très codifié. Il est apparu sous sa forme actuelle au XVIIème siècle.

Les haïkus ne sont arrivés en Occident que depuis le début du XXe siècle. Les poètes occidentaux ont tenté de s’inspirer de cette forme de poésie. La plupart du temps, ils ont choisi de transposer le haïku japonais, qui s’écrivait sur une seule colonne sous la forme d’un tercet de 3 vers de 5, 7 et 5 syllabes. Cette forme, comparée à la versification classique (utilisant quasiment exclusivement des vers pairs) peut paraître bancale.

Pour les occidentaux, le haïku est difficile à appréhender. En effet, au-delà des contraintes de forme (qui peuvent, selon les écoles, être suivies ou non), il doit être une « photographie » d’un moment, une image simple qui dit l’instantanéité des choses. Le haïku décrit, mais ne se contente pas de décrire les choses : il nécessite le détachement de l’auteur.

De plus, il faut « ancrer » l’image dans le présent en donnant une notion de saison. Cela peut être fait de façon vague ou bien très précise au moyen d’un « kigo » ou mot de saison. La difficulté principale est l’adaptation des mots de saison japonais, qui ne correspondent pas aux saisons occidentales : par exemple, au Japon, l’été est associé à la pluie (mousson).

Pour « réussir » un haïku « à la japonaise », quelques règles simples peuvent être utiles :

  • Ecrire dix-sept syllabes en trois lignes (divisées en 5-7-5)
  • Insérer une référence à une saison
  • Utiliser une unique césure à la fin de la première ou de la seconde ligne
  • Toujours écrire au présent « ici et maintenant »
  • Eviter toute référence à soi-même
  • Eviter trop de verbes, voire les supprimer si possible
  • Eviter la ponctuation (crée l’ambiguïté)
  • Eliminer les adverbes
  • Ne pas utiliser de métaphore
  • Eviter les prépositions (dans, sous, parmi), en particulier dans le début de la phrase
  • Eviter de finir les lignes par des « rimes » féminines pour ne pas casser le rythme

Pourtant… les cultures occidentales et japonaises sont trop différentes pour être fusionnées, alors tout en connaissant ces règles, ce n’est pas leur application à la lettre qui fera un bon haïku mais l’effort fait pour attraper un instant et le retranscrire avec des mots simple. Connaître les rêgles pour mieux les transgresser…

Il faut savoir aussi qu’un Haïku ne doit pas parler d’amour ou de sentiments. Le poète qui s’en réclame évite soigneusement de dépasser le seuil de la simple suggestion.

En partant de ce postulat, et pour mieux le contourner, j’ai choisi d’écrire une série de cinq haïkus (quatre saisons et un hors saison) suggérant un moment amoureux – regard, odeur – associé à la nature, en respectant au mieux les règles que j’ai citées plus haut.

Haïku Hors-Saison

Haïku Hors Saison - Mer

Le bruit de nos cœurs
Palpitant à l’unisson -
Ressac éthéré
 

Absence surprise

28 mar

Bonjour tout le monde !

 Je n’ai pas été très présente ces derniers temps. Des dessins/calligrammes/idées/collages attendent pourtant dans mes cartons que je veuille bien les scaner/recopier, mais voilà, mon amoureux m’a fait la surprise, ce week-end, de m’emmener passer deux jours en normandie… Etretat, Rouen, La Roche Guyon, bref un vrai week-end de rêve, surtout que le soleil était au rendez-vous, alors je n’ai pas eu le temps de m’occuper de mon blog ni de visiter les votres ! Je vais essayer de me rattraper cette semaine, mais je ne vous promet rien, surtout qu’entre anniversaires, vacances, et autres choses bien sympatiques, mon mois d’avril commence joyeusement à ressembler à un emploi du temps de ministre !!

Donc, je fais ce que je peux, mais j’ai bien envie de profiter de toutes ces choses au maximum, alors ne m’en veuillez pas trop si je ne suis pas toujours au rendez-vous !!

 Je vous dis à bientôt, quand même, et puis je vous offre ces quelques photos pour vous faire profiter un peu du soleil !!

Normandie Bateau

Un bateau sur la mer d’huile

Normandie Cathédrale de Rouen

La cathédrale de Rouen (jolie centre ville !)

Normandie Falaises d'Etretat

Les falaises d’Etretat (une grande découverte, que j’avais envie de faire depuis longtemps)

Normandie Fleurs

Quelques fleurs, après tout, c’est le printemps !

Normandie Colombier

Et une chambre d’hôte version « comme dans mes rêves », dans un colombier !

 

Promenade dans Paris

05 mar

Cette année, le printemps est précoce, et Paris s’illumine des premiers rayons de soleil de l’année. Une fois n’est pas coutume, n’est-ce pas, alors il faut vite en profiter !

J’avais donc programmé une grande balade en partie avec mon amoureux. J’avais choisi en première étape le pont Mirabeau – pour une raison que vous connaîtrez peut-être un autre jour – et sa couleur s’harmonisait tout  particulièrement avec les reflets verts de la seine… Je l’avais souvent emprunté, mais sans le voir vraiment, et c’est maintenant chose faite…

Pont Mirabeau

Quelques tour de roues – de vélo – nous ont ensuite conduits à Invalides. Le beau pont Alexandre III, et ses pégases d’or, et puis les lampadaires, l’entrée dérobée du métro… Tout près, à l’entrée du bunker souterrain délabré qui ressemble à un commissariat, une mosaique colorée me fait de l’oeil. En me penchant pour la voir de plus près, je remarque une signature : Matis. Etrange…

Montage Invalides

Mes pas me mènent ensuite aux jardins du Luxembourg. Les Parisiens sont de sortie, prêts à profiter du soleil de printemps. Les oiseaux aussi sont à la fête, et les petits bateaux déploient leurs voiles colorées, pour la plus grande joie des enfants. J’ai envie de sourire au monde.

Jardin du Luxembour

Pourtant, tout n’est pas beau… La station de métro ressemble à une des bouches de l’enfer, et au coin d’une
rue, Paris affiche sa décrépitude… Entre tags et dégradations, on voit là la marque de l’homme, détruisant ce qu’il a construit…

Décrépitude

Un peu plus au nord, la Tour Saint Jacques se dresse, belle et blanche de son nettoyage tout neuf, et les premières fleurs (quelles sont-elles ? si quelqu’un peut me le dire… je suis tellement nulle en fleurs…) s’épanouissent sous l’oeil des photographes touristes allemands…

Tour saint Jacques

Enfin, j’arrive au bout de mon périple. L’hotel de ville et son bazar, et je souris devant le rappel des droits de l’homme que surveille une statue si sérieuse, alors que des enfançons de bronze font une ronde à deux pas de là. En reprenant le métro, un « problème de signalisation » met tout le monde en rogne… Le parisien, maussade, a déjà oublié son après-midi ensoleillé, mais je ne veux pas céder à la grisaille ambiante. Toutes les raisons sont bonnes de s’émerveiller !!

Hotel de Ville et Métro

 
 

Mille et un petits bonheurs (53)

08 nov

Paris, quoi qu’on en dise, est un nid de créations artistiques… FIAC, Centre Georges Pompidou, Musée d’Art Moderne, tout n’est pas bon à prendre, mais tout ne doit pas non plus être jeté aux oubliettes. Ce que je préfère, c’est l’art de la rue, cette scupture surgie au milieu de nulle part et qui capte le regard pour l’interroger. La Défense est un vivier de ces champignons aux formes insolites, mais on en croise aussi parfois sans même s’en rendre compte (comme à la porte de Versailles, j’ai appris récemment qu’il y avait une installation de verre, à laquelle je n’avais jamais prêté attention – vous pouvez lire ici un article sur le sujet).

Mais reprenons, Paris est une boîte à merveilles. Bien sur, il y a l’éternellement célèbre – à l’esthétique contestable – Pouce de César. Il y a aussi eu un Icare décapité (je ne m’étendrai pas sur le sujet, j’en ai déjà assez parlé), qui aurait été enlevé. Il y a aussi des oeuvres moins connues, comme cette sculpture de Vincent Treu, que j’ai trouvé belle dans sa
simplicite de formes rondes et géométriques.

Le temps étant au gris, j’ai choisi le noir et blanc pour vous la présenter.

L’acier serpente et se tord sous les yeux pressés,
Impatient de prendre son envol.
 
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Jour des morts

03 nov

Hier, mardi 2 novembre, était « célébré » le jour des morts dans de nombreuses traditions. Même si de plus en plus, c’est le premier novembre que l’on va fleurir les tombes, la Toussaint existe normalement pour célébrer tous les saints, comme son nom l’indique, et en particulier tous ceux qui n’ont pas leur place dans le calendrier (365 jours, c’est court), et tous ceux qui n’ont pas été reconnus.

Hier, 2 novembre, j’étais enfermée dans mon bureau, loin des cimetières et plutôt occupée : je n’ai pas pu consacrer le temps que j’aurais voulu à « tous ceux qui nous ont quittés ». Je me rattrape aujourd’hui.

Un ange m’a pris par la main,
De souvenirs en oraisons,
M’a mené entre les caveaux ;
Et puis…
 
Entre les croix de nos chemins,
J’ai avancé vers l’horizon
Jusqu’aux vestiges ancestraux ;
Et puis…
 
Les vivants passent, aériens,
Un jour marmonnent les répons
Parmi les cristallins échos ;
Et puis…
 
J’ai marché sous le ciel hautain,
Le cœur en décomposition
Sous six pieds de passés sanglots ;
Et puis…
 
Un ange m’a pris par la main.

PS : J’ai croisé cet ange au cimetière San Michele de Venise (encore ? et oui, je ne visite pas des cimetières tous les jours…). J’ai aimé son regard assombri et mousseux, tourné vers le ciel dans une muette prière…

 
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