On voit toujours sa vie comme à travers un kaléidoscope. Déformée. Belle ou désespérée selon les heures. Et parce qu’il y a les jours de gloire et les jours de désespoir, j’écris, pour ne pas avoir à porter des sentiments trop lourds, qui m’étouffent. Quelques mots, simple échappatoire pour regarder sa vie dans un miroir et trouver le recul nécessaire pour avancer.

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Posts Tagged ‘Nanowrimo’

Nano-end ou comment s’est terminé le mois de novembre

04 déc

Certificat Nanowrimo 2012

Fière de moi ou pas, telle est la question…

J’hésite, voyez-vous… J’avais abandonné bien avant la fin du mois de novembre l’idée de finir mon roman – que ce terme est pompeux ! Je savais aussi que je n’aurais pas de mal à atteindre les 50 000 mots. Parce que je n’ai pas eu de mal l’année dernière, et que mon projet de cette année me tenait plus à coeur.

Alors voilà : d’un côté, j’ai réussi à avancer plus que prévu. J’en suis à l’avant dernier chapitre (bon, d’accord, c’est là où tout se corse et il faut vraiment que je sois pertinente), et je n’en espérais pas autant. Je n’imagineais pas avancer autant dans l’histoire, à vrai dire. Et en plus, j’ai réussi, finalement, à ne pas trop dévier de mon scénario, et c’est un autre sujet de fierté.

Mais d’un autre côté, j’ai péniblement dépassé les 85 000 mots, alors que j’espérais atteindre les 90 000. Et mes deux derniers jours ont été – comment dire… – lamentables, c’est le mot. Donc je ne suis pas très fière de moi.

Mais le mois de décembre est là, et je ne peux plus revenir en arrière. Alors, la suite, me direz-vous ? Je vais essayer de terminer cette histoire (qui commence vraiment à me lasser) avant la fin du mois de décembre. Après une petite pause, bien méritée, non ? Après, il y aura un permier cycle de relecture, et puis pourquoi pas, je proposerai ma prose en béta-lecture. Enfin, j’y reviendrai le moment venu.

Winner Nanowrimo 2012

Quelques extraits :

Incipit : Laella avait passé plusieurs heures devant la porte avant d’être autorisée à rentrer dans la chambre mortuaire.

Autre incipit : La musique résonnait, étouffée par le brouhaha des conversations. Incapable de se concentrer sur ce qui se disait autour d’elle, Viviane se sentait partir dans ses pensées. Pourtant, elle n’avait pas le droit, pas aujourd’hui. Il fallait qu’elle se souvienne que cette fête était en son honneur, sa fête, en quelque sorte, même si elle ne l’avait ni voulue ni préparée.

50 000 mots : Il admira les boucles de cheveux sur sa nuque, s’échappant en désordre de sa coiffure.

Dernière phrase : Pas encore écrite !

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Nanowrimo – bilan provisoire

19 nov

Quelques nouvelles très rapides, en passant…

Ne vous y fiez pas, je suis loin d’avoir fini ! Oui, mon word-count indique 112%, et j’ai dépassé les 55 000 mots ce matin. Dans le métro. Parce que oui, le Nanowrimo, entre autre choses stupides, m’a fait acheter un blackberry. D’occasion. Tellement d’occasion, d’ailleurs, qu’il fonctionne même sans carte SIM. Mais encore en état de marche, et qui me permet d’écrire aussi dans le métro, sans avoir à transporter mon joli petit ordinateur. Et c’est bien, parce que l’ordinateur, ça pèse lourd, et ce n’est pas très conseillé quand on travaille à Saint Denis et qu’on flippe de se le faire voler en allant au métro.

Donc, j’ai un joli BB dans mon sac, et je peux booster mon word-count dès le matin ! Il m’est même arrivé plusieurs fois de ne pas prendre de quoi lire histoire d’être sure d’être plus efficace, vous imaginez !

Bref, j’ai dépassé les 50 000 mots « officiels » samedi, et j’avoue que j’étais fière de moi. Mais le plus dur reste à venir. Parce que à vue de nez, mon histoire ne sera pas terminée avant la fin du mois, alors que j’aimerais bien. J’en suis à peu près à la moitié. On est aux deux tiers du mois. Le calcul est simple, il faudrait que je mette les bouchées doubles pour m’en sortir avant le 30. Et là, ce n’est pas faisable.

Alors j’hésite. Continuer en décembre ? Pourquoi pas, mais alors, garderais-je le même rythme ? Ça va commencer à faire long. Vous allez me dire : continue à écrire, tu verras bien où tu en seras à la fin du mois. Et vous aurez raison. D’accord, je vais m’y mettre. Dix minutes tout de suite, c’est déjà ça de gagné !

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Ecrire, écrire, encore écrire

08 nov

Quelques mots très rapidement avant de retourner écrire…

Oui, il n’y a (presque) plus que cela dans mes journées, à part bien sûr les heures de travail. Enfin, j’exagère. En réalité, j’ai à peine modifié ma vie sociale. Ce qui a changé, c’est que je ne lis plus, ou presque plus. A la place, j’écris. Le matin, dans le métro, j’écris sur mon téléphone. Le midi, je ne prends pas un café avec des collègues, j’aligne quelques mots sur mon écran. Le soir, dans le lit, je n’ai plus besoin d’allumer ma lampe pour y voir, mon ordinateur en fait office…

Je suis donc devenue un peu psycho-maniaque, en quelque sorte. Et j’écris plus de mots que le Nanowrimo n’en exige. D’ailleurs, j’ai mis un petit compteur à gauche (je sais, la couleur ne va vraiment pas avec le thème de la page…) qui nous raconte que j’ai dépassé les 20 000 mots hier. J’aurais de quoi être fière, n’est-ce pas… Seulement voilà, il y a quelques petits détails qui me dérangent.

Le premier, c’est que je n’ai toujours pas atteint la fin du second chapitre. Je suis censée en écrire onze. Moi qui croyais que je ne savais pas délayer un texte, finalement, ne serais-je pas en train de tomber dans l’effet inverse ?

La seconde « petite chose », c’est que mes personnages font n’importe quoi. Je vous explique : j’avais prévu un scénario quand même bien précis, un truc chouette, qui se tenait… Sauf que voilà, mon héroïne qui était censée se faire violer (oui, je sais ce n’est pas super gai…) quasiment au début du chapitre est entre temps partie visiter la ville, mettre son nez dans les petites affaires de la mafia, etc. Bref, tout pour éviter ce sale moment. Quelque part, je la comprends, mais c’est quand même frustrant de ne pas se faire obéir par des personnages. Mon héros, lui, était censé se battre contre les éléments, survivre, et tout… Au final, après une pauvre nuit passée sous la neige, il était si faible qu’il a trouvé le moyen de se faire recueillir par un vieux qui l’a chouchouté tout l’hiver. Au lieu de s’endurcir, il est tombé amoureux, et maintenant il est en colère parce qu’elle ne s’intéresse pas à lui. Pathétique.

Alors, en écrivant, je tente de répondre à cette question : dois-je suivre mes personnages et les laisser vivre leur vie, ou essayer de recoller à mon si joli scénario ? Une chose est sure, je n’aurai pas atteint la fin de l’histoire avant la fin du mois. Tant pis !

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Moment de solitude…

31 oct

La poésie est en veilleuse, par ici… Ma muse est partie, il y a un moment déjà (moment trop long pour que je cherche encore à le mesurer) faire des galipettes dans l’herbe. Elle s’est perchée sur un nuage, m’a regardée dans les yeux, et m’a demandé très sérieusement si je n’avais pas autre chose à faire que d’écrire des vers de mirliton…

J’avoue, dans un premier temps, ça m’a vexée. J’ai relevé la tête, fait la fière, et je me suis lancée dans un projet ambitieux, une nuit de mai à la Musset (oui, ça vous donne une idée de l’époque de mon dernier sursaut poétique). Vous avez peut-être déjà entendu ses vers… Poète, prends ton luth, et me donne un baiser… Joli pied de nez à ma muse, si j’avais réussi à mener ce projet à bien. Seulement voilà, après 119 vers et quelques milliers de mots, j’étais tellement à sec que j’ai eu l’impression d’avoir écrit de la poésie pour toute une existence. J’ai sagement décidé de laisser reposer la chose, et de fil en aiguille, rien n’a bougé depuis ce joli mois de mai.

Aujourd’hui, nous sommes le 31 octobre, et ma muse est toujours en vacances au soleil. Il est trop tard pour me lancer dans une nuit d’octobre… Il a bien fallu que je m’habitue à vivre sans elle. Et puisque les rimes se refusent à moi, j’ai décidé de faire comme M Jourdan, de passer à la prose. Parce que demain, c’est le premier novembre, et qui dit novembre dit Nanowrimo. Vous savez, je vous en avais parlé, il s’agit d’écrire 50 000 mots dans le mois. C’est tout simple… N’est-ce pas ?!? Bref, ayant tenté et réussi l’an dernier, sur un sujet un brin bidon, j’ai décidé de passer à des choses plus sérieuses cette année.

L’histoire ? Voilà le résumé que j’en ferais :

Dans un monde dévasté par les guerres et les catastrophes climatiques, Viviane, une jeune fille, se rebelle contre les contraintes trop fortes que lui imposent sa famille. Myddrin, son demi-frère, est envoyé à sa recherche, mais décide de la suivre dans ses aventure. En créant  de toutes pièces une légende grâce aux réalisations de sa sœur, il assoit sa puissance présente et en devenir, et impose au monde sa vision de la société.

Sinon, le scénario va bien, merci. Les fiches personnages s’accumulent, la carte du monde a pris des couleurs…

Vous quitterais-je ainsi ? Puisque les nuits sont de plus en plus courte, pourquoi ne pas vous livrer celle qui a cousu mon mois de mai d’un fil rouge ? Certes, il manque encore plusieurs dizaines de vers pour retrouver la structure de l’œuvre de Musset et imaginer une chute. Certes, les trous béants qui jalonnent la fin de cette nuit là – que je vous épargne tant elle est pour l’instant décousue – sont autant de cratères d’obus dans un champs verdoyant. Nous dirons qu’il s’agit encore d’un chantier… S’il finit jamais. Read the rest of this entry »

 

Larmes de cristal – extraits choisis

04 jan

Vous avez été plusieurs à me demander où l’on pourrait lire le manuscrit qui m’a tant occupé pendant le mois de novembre. Il est sur mon ordinateur, bien au chaud, mais je ne crois pas qu’il vaille la peine qu’on le mette sur internet. D’abord parce qu’il faudrait une courageuse relecture que je n’ai pas envie de faire. Le projet d’histoire, à vrai dire, n’est presque pas de moi : inspiré d’une de mes lectures (pas uniquement quand même, j’ai aussi fait parler mon imagination), il ne me tient pas vraiment à cœur. Pas assez pour y passer plus de temps. C’était, en quelque sorte, un brouillon, une vérification. Je voulais mettre des mots sur une histoire neutre, pour voir si j’en étais capable.

L’histoire ? En résumé, on pourrait dire :

Une jeune femme (Isis), à la suite d’une désillusion amoureuse, sombre dans le folie – à moins qu’elle n’ait déjà été folle – pendant que l’objet de son amour platonique (Marc) vit sa vie sans s’occuper d’elle. C’est un bon résumé, si on oublie qu’il y a aussi au milieu une histoire de « harcèlement », dont on ignore l’auteur, et que les personnages ont parfois tendance à trop se ressembler pour que tout soit si clair.

Bref, il n’est pas question pour l’instant de vous livrer les pavés que j’ai écrits, parfois dans un état second (écrire dans le métro ce n’est pas toujours une bonne idée !!), surtout avant une bonne relecture (je suis sure que des fautes d’orthographe trainent encore, même elles je ne les ai pas relues). Surtout que l’histoire n’est – d’après ce dont je me souviens – pas bien dessinée dans les péripéties : il y a beaucoup à reprendre !! Mais si j’arrive à obtenir un résultat dont je pourrais être fière, je vous le livrerai, pourquoi pas !

Mais pour vous donner une toute petite idée, voici quelques extraits choisis : en gras, c’est un narrateur extérieur, omniscient et philosophe, qui parle. Le reste est vu du point de vue d’Isis.

« La période entre chien et loup, tellement fine, qui sépare la veille du sommeil, fait ressortir toutes nos peurs, toutes nos interrogations. On peut refaire le monde mille fois en quelques instants et s’en trouver encore plus troublé. Chez certains, ce temps est une étape qui permet de faire le point sur la journée et sur les problèmes qu’on ne sait pas résoudre. Chez d’autres, c’est un entre-temps de créativité où les mots et les images se bousculent dans l’esprit et refusent de laisser s’endormir celui qu’ils assaillent avant d’avoir été couchés sur le papier. Chez d’autres enfin, inconsciemment, mille révélations sont faites qui, plongées dans l’univers des rêves, se dilueront et seront oubliées au matin. »
 
« Lorsqu’elle posa le pied sur la dernière marche de l’escalier, Isis aperçut tout de suite le carré de papier blanc qui se détachait sur le parquet sombre de l’entrée. Quelqu’un avait glissé une enveloppe sous la porte. Elle s’approcha tout doucement, s’attendant à chaque instant à ce que la feuille lui saute à la figure. Un centimètre après l’autre, elle effectuait une lente reptation, quasiment imperceptible, mais l’enveloppe ne semblait pas s’être aperçue de sa présence : elle ne bougeait pas, et finalement, ne semblait pas si dangereuse. En s’avançant, Isis nota la qualité du papier, sans doute du vergé épais, et sa couleur un peu cassée. »
 
« ’Mais les mots ont un pouvoir, tu sais. En eux-mêmes, et selon la manière dont on les emploie. En en usant avec attention, on peut faire faire ce que l’on veut aux autres. Sans qu’ils ne s’en rendent compte. Les obliger à voler, à tuer, leur donner une bonne image d’eux-mêmes ou les mener au suicide. Je n’ai pas ce pouvoir… mais cela me fascine.’
Isis, elle, était fascinée par le pouvoir que Marc avait sur elle. Elle sentait bien que sur un mot de lui, elle aurait sauté d’une falaise. Il n’avait jamais prononcé un tel mot. Il n’avait jamais remarqué qu’elle était sa chose : pour lui, comme pour tous les autres, elle était transparente. Il avait juste trouvé en elle un faire-valoir, un miroir qui lui permettait de s’admirer sans avoir l’impression d’être narcissique. Et pourtant, elle l’aimait tellement… »
 
« Elle descendit l’escalier, fière. Ses seins nus, aussi blancs que l’ivoire des reliques ancienne, tressautaient tandis qu’elle se hâtait. Ses tétons rosissaient sous un froid qu’elle ne sentait pas. Le chauffage n’était toujours pas allumé, et le soleil, à l’extérieur, n’aurait sans doute pas la force de distiller assez de chaleur pour que l’atmosphère se réchauffe. Tout son corps resplendissait de sensualité et de séduction, même si personne n’était présent pour en profiter.
Isis – c’est bien d’elle qu’il s’agissait – se sentait lionne, féroce et tendre, imbattable, fière et belle. Pour la première fois de sa vie. »
 
« Isis fixait toujours le chat, fasciné. Elle aurait aimé avoir sa rigueur, sa grandeur d’âme, son courage. Mais elle restait tapie derrière ses rideaux, espionnant ses voisins. Elle n’osait même pas les tirer, de peur de faire entrer trop de lumière dans la pièce. Comme si le soleil était dangereux. Comme si ses rayons allaient l’agresser, faire brûler sa peau et ses pupilles. Elle n’était ni une enfant de la lune ni un vampire. Mais elle se serait sentie trop exposée si le soleil avait pénétré à flots dans son appartement.
Les bruits aussi étaient apaisés par la fenêtre fermée. Elle voyait les voitures sans les entendre, observait les gens en train de gesticuler dans le silence, dans un ballet muet. Elle était protégée du monde et de ses risques. Bientôt, elle n’aurait plus besoin de cette protection, mais tant que Katie était là tout près, et tant qu’elle n’était pas encore assez forte, il fallait qu’elle fasse attention. Qu’elle ne soit pas trop prompte à aller au devant du péril. Le jour viendrait où Katie ne ferait plus partie de sa vie, où la peur serait absente de ses pensées. Ce jour serait bientôt là, sans doute, mais il fallait l’attendre sans impatience, sans se précipiter. »
 
« Elle ne devait pas oublier. Peut-être que la folie commençait par ça, par l’oubli. Par la perte de toutes petites parties de mémoire, dont on ne se rendait même pas compte et qui un jour mises bout à bout creusaient un trou inobstruable. Elle détacha un petit morceau d’une autre serviette et écrivit dessus sucre. En minuscule, c’était moins important. Elle humecta du bout de la langue le papier et le colla sur la boite de sucre. Elle n’oublierait plus. Elle continua avec la tasse de café qu’elle s’était servie, avec la petite cuillère. Ça ne serait pas commode de s’en servie, désormais, mais elle n’avait pas le choix. Les mots avaient trop de poids, trop d’importance pour qu’elle puisse se permettre de les oublier. Puis la table eut son étiquette, la chaise, tout ce qui était à portée de sa main. Elle se demanda si elle pourrait écrire le nom de tous les objets qui l’entouraient, et à quoi ressemblerait son appartement une fois cette tâche effectuée. Elle ne pourrait pas mettre de petit papier sur les autres choses, ce qui n’était pas touchable. Les sentiments, les idées, le soleil ou la pluie, le sourire, les larmes ou le désordre. Comment pourrait-elle se souvenir de tout cela ?
Les mots sont des illusions. C’est ce que Marc lui a dit, un jour. Les mots sont des illusions et des conventions sociales. Si on appelait une vache table et une table vache, l’une et l’autre ne changeraient pas. Elles resteraient les mêmes, et en prononçant le nom choisi, je verrai toujours la même chose. Une table, une vache, ou vice-versa. Cela n’avait pas d’importance, au fond, c’était juste pour que chacun puisse comprendre l’autre. Une convention sociale. Isis a oublié ce que lui a dit Marc. Elle n’a pas l’intention de sortir de chez elle, de parler à d’autres, mais il lui semble que les mots sont importants en eux-mêmes. Que si elle appelle le sucre sel et la cuillère fourchette, le monde tournera moins rond. Pauvre Isis, elle se perd dans ses illusions et son esprit s’échappe de plus en plus sur les petits chemins de traverse, perd le cap. »