Un petit défi, pour ne pas « perdre la main » : comme je trouve toujours que les mots que j’utilise sont trop complexes, que j’ai parfois l’impression de les poser pour « faire genre » et pas vraiment pour le sens qu’ils véhiculent, je me suis procurée une liste des 600 mots (adjectifs, noms et verbes) les plus courants de la langue française, que j’ai uniquement utilisés ici (avec quand même quelques adverbes simples, pronoms, etc…). Au moins, vous comprendrez tous les mots, n’est-ce pas ?!? Et comme quoi, on peut faire un poème quel que soit le vocabulaire utilisé !!
Quel que soit le temps
Quel que soit l’instant
Le petit bonheur
Offrant ses couleurs
Au matin
On est toujours seul
Tant de fois
Dans tes bras
Cœur brûlé
Quelle que soit l’envie
Le jour ou le prix
D’un autre chemin
Quelle que soit la main
Que l’on tend
On est toujours seul
Ombre bleue
Dans tes yeux
Si légers
Quelle que soit la peur
Quelle que soit l’erreur
La douce musique
Ou l’esprit se risque
A rêver
On est toujours seul
Sans un bruit
Dans la nuit
Vent mauvais

Martine
6 février 2012 at 13:36
Bonjour Koka,
J’aime ce choix de mots. Cela donne un très joli poème, sur un rythme que j’apprécie particulièrement. Tu abordes le sujet de la solitude. Tout au moins un de ses visages. C’était le sujet du « coucou du haïku » de vendredi dernier.
Merci Koka
En te souhaitant une bonne après-midi
Martine
Josette
6 février 2012 at 13:47
plus que la complexité c’est le rythme qui importe et « la douce musique » des ces mots me transporte « sans bruit dans la nuit » enneigée !
bonne journée
le Pierrot
6 février 2012 at 17:43
Bel excercie, fort bien réussi koka, bise et bonne fin d’après midi…
•-~•*'Ś Ő Ń Ŷ Á'*•~-•
6 février 2012 at 18:40
j’ai bien aimé
belle fin de journée
ti bo
•-~·*’Ś Ő Ń Ŷ Á’*·~-•
écureuil bleu
6 février 2012 at 20:45
Bonsoir Koka. Bravo pour ce joli texte sur la solitude. Bisous
Enitram
7 février 2012 at 11:33
Oui, on est désespérément seul et tu l’écris simplement mais quel rythme, on viendrait bien à le chanter ton poème!!!!!
Bonne journée
Oxygène
9 février 2012 at 22:25
Bonsoir Koka.
Quel beau texte, pourtant si triste, si défaitiste…
Qui a dit « les chants désespérés sont les chants les plus beaux… » ?
Ton chant solitude est magnifique
Bises à toi Koka !
michelaise
11 février 2012 at 13:28
merveilleuse idée et très convaincante démonstration… car si, en effet, les mots compliqués rassurent en donnant l’impression qu’on fait « beau » ou « savant », le challenge de la simplicité est nettement plus exigeant. C’est, du coup, le rythme, la rime, les scansions (ouh ouh le vilain mot !!!) qui font la magie du poème. Et à ce jeu tu as parfaitement réussi ton pari : ton poème est superbe et rempli de sens.
Astheval
26 février 2012 at 21:02
C’est une très belle idée Koka et cela donne un texte très beau bien que triste comme le note Oxy.
Ces mots si fréquents qui sont pourtant si difficiles pour les enfants dysphasiques que je côtoie…
Astheval
26 février 2012 at 22:18
Si cela te tente, je t’ai taguée sur mon blog !
mayalene
3 avril 2012 at 21:41
joli poeme je t’ai de suite reconnu nostalgie!